NOUS SITUER

Mais qu’apprend-on dans ces petites écoles ?

La croyance d’abord, la lecture et l’écriture ensuite.

Le 7 mai 1856 est la date de la Première déclaration officielle
d’ouverture de l’Ecole Primaire.
La Communauté crée aussi une Ecole Professionnelle, un internat, des sœurs
vont soigner les pauvres et leur apporter des secours.old-sainte-louise-enfants

A travers vents et marées, l’Ecole de la rue de la Mare tient bon.
Elle est même en expansion. En 1876, aux œuvres s’ajoutent un Bureau de Bienfaisance, des patronages.

1880 voit se profiler la laïcisation.
Les tracasseries commencent pour les écoles tenues par les Congréganistes.
La responsable de l’époque, Sœur Marie, très aimée dans le quartier,
obtient l’autorisation de garder l’école.

En 1894, le Supérieur Général de la Communauté propose aux sœurs de classe, un programme d’enseignement : « il faut donc préparer sa classe tous les jours, ce qui veut dire que la maîtresse doit se rendre compte dès le matin du travail à fournir dans la journée, des difficultés et de l’étendue des leçons à donner, des devoirs à assigner aux écolières…Donner peu de travail à faire dans la famille. L’air n’y est pas toujours bien pur, ni la lumière suffisante, puis c’est beaucoup à un âge où les enfants ont besoin de bouger pour se développer, de les condamner à six heures de classe, plusieurs ne sont pas capables de résister à ce surmenage aussi nuisible au vrai progrès qu’à la santé.
Je désirerais qu’il y eut dans chaque maison d’école une réunion hebdomadaire des Sœurs ‘de classe » présidée par la Sœur Directrice qui profiterait de cette circonstance pour signer le journal de classe et le registre d’appel. »

En 1906, l’école ferme atteinte par la loi Combes.
On ne se décourage pas pour autant, les locaux seront occupés par « une bonne garde » (foyer de jeunes filles).

Pendant la Première Guerre Mondiale, on tient bon à « la Mare ».
Un ouvroir fonctionne pour les jeunes filles sans travail et un second s’ouvre pour les femmes dont les maris sont mobilisés.

Les travaux

Quelques dates clés

Au XIXème siècle, Belleville, de l’aveu de sa municipalité, était la ville de banlieue
où l’on comptait le plus de très jeunes enfants au travail dans les manufactures.

A ce moment, on vit s’ouvrir quelques écoles de Charité dans lesquelles les enfants de familles pauvres pouvaient s’instruire entre sept et neuf ans, avant d’aller travailler aux champs, à la vigne ou entrer comme apprenti chez un artisan.

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En 1845, on ouvre une école au 22 rue de la Mare.
S’il y a des enfants à scolariser, il reste aussi les plus petits, plus ou moins abandonnés par des mères qui travaillaient au dehors.
Les Sœurs fondent alors une Crèche (la deuxième de la région Parisienne) à l’actuel
73 rue de la Mare, qui était un ancien pavillon de chasse de Louis XIV.

 

1916 – Ouverture d’une école ménagère et d’un patronage de vacances.
1924 – Importants travaux à la Maison qui accueille la « Bonne Garde »,
l’école ménagère, le patronage et l’internat.
1928 – On ferme l’internat. Le 19 juillet dans les locaux devenus vacants,
on installe un jardin d’enfants.
1936 – La mobilisation générale rappelle les hommes. On installe rue de la Mare,
un fourneau économique pour les pauvres du quartier ; 800 repas sont distribués
chaque jour. On ferme la crèche à cause des évènements.
Le bâtiment qui abritait le patronage menace de s’écrouler.
Grâce aux dons d’une bienfaitrice, on reconstruira le « Pavillon Sainte Louise ».

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1942 – Le Maréchal Pétain autorise la réouverture des écoles.
Le 73 va en profiter pour ouvrir une classe enfantine.
1950 – Ouverture du « Cours complémentaire » qui s’installera au Pavillon Sainte Louise.
1961 – Organisation de l’APEL. On ouvre une garderie le jeudi et on prendra sur le jardin pour construire une vaste salle à manger. Une terrasse couvrira cette salle et servira aux ébats des plus petits.
1967 – Les classes sont chargées…Pas moins de 40 enfants dans chacune d’elles.
Quant aux maternelles, on peut ajouter une dizaine d’enfants de plus !
On compte jusqu’à 18 nationalités différentes dans une classe.
1971 – On s’expatrie pour la première fois : classe de neige, classe de verdure.
1976 – Deux classes primaires qui logeaient du côté du cours complémentaire vont être réintégrées dans le bâtiment du 73. La Communauté des Sœurs va se réfugier au 3ème étage dans des locaux impropres à des salles de classes.
Les ouvriers vont, par un tour de force, entre le 13 juin et le 14 septembre, abattre cloisons, vieux murs, escaliers pour refaire des classes neuves et claires, des sanitaires à tous les étages.
L’escalier de secours s’enroulera devant les maternelles. Un autre plongera sur le jardin, résonnant plusieurs fois par jour des pas impatients aux heures de récréation.

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La vie continue avec des enfants heureux…

2008 – A la fermeture de Saint Paul, établissement du 11ème arrondissement, 4 classes sont transférées dans un bâtiment provisoire.
Le collège est à l’étroit, manque de salles, pas de salles spécialisées, les locaux sont vétustes.

2010 – dépôt du permis de construire pour la construction du nouveau bâtiment au 29 rue des Envierges. 4000 m2 qui permettront l’installation du collège et la création du lycée général à la rentrée 2013.
3 années de travaux, où tous se sont adaptés aux changements de locaux, à partager le passage par l’entrée de la rue de la Mare, à monter descendre des escaliers pour rejoindre les classes.
Juin 2013 – Emménagement du collège et du lycée au 29 rue des Envierges, il reste maintenant une année de travaux pour la rénovation complète et l’agrandissement de l’école.Le moniteurSte louiSe13decjpg copie - Copie
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